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40 jours de grève de la faim : Chafik Medjahed, un détenu en danger de mort

40 jours de grève de la faim : Chafik Medjahed, un détenu en danger de mort

« Chafik, écoute la raison. Tout le monde te le demande. » Ce message est de Medjahed Hamid, célèbre artiste et animateur radiophonique, à son fils Chafik, détenu d’opinion. Le jeune homme est en grève de la faim à la prison d’El Harrach depuis 40 jours.

Sa famille et des militants se mobilisent sur les réseaux sociaux pour le convaincre de mettre fin à son action qui risque de causer sa mort. En dépit de tous les appels qui lui ont été lancés pour mettre fin à la grève, il refuse toujours de manger. Selon ses avocats, son état de santé s’est détérioré.

Tout le monde attend impatiemment la date de ce jeudi 22 juillet, jour de visite, pour savoir s’il a décidé d’écouter tous ceux qui le supplient de cesser la grève.

« Finalement, ce n’est que jeudi prochain, à savoir le 22/07/2021, jour de visite où sa femme et mon fils aîné pourraient nous ramener l’information officielle relative à son éventuel arrêt de sa grève de la faim », a indiqué son père dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Et d’ajouter : « Il sera informé de vos centaines de messages émouvants lui demandant expressément d’arrêter sa grève. Le connaissant, j’ose croire qu’il les prendra en considération. J’attends tout comme vous avec grande impatience et inquiétude qu’il prenne conscience de la gravité de sa situation qui ne lui servira en rien. Par avance, nous vous remercions infiniment pour tous vos messages qui nous vont droit au cœur. Grâce à vous toutes et tous, nous ne sommes plus seuls ».

« Attention, sa vie est en danger »

Chafik Medjahed avait été arrêté le 7 mai dernier aux cours de la marche du 116e vendredi à Alger. Contre toute attente, il est poursuivi pour des accusations relevant du tribunal criminel. Début juin, il a entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention. En dépit de tous les appels à la raison, il a poursuivi son action. Le 4 juillet, il a été évacué au CHU de Bab El Oued où il a séjourné jusqu’au 7 juillet. Selon son père, « aucun traitement ne lui avait été administré à part la consultation d’un psychologue ».

Toujours selon Medjahed Hamid, son fils a perdu 12 kilos, mais il est « lucide et convaincu de la justesse de ses convictions » ainsi que de son « innocence ».

« Attention, sa vie est en danger, mesurez les conséquences qui pourraient être engendrées par votre autisme, c’est carrément une condamnation à mort qui ne dit pas son nom », lance en outre son père à l’adresse des autorités.

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