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Maroc : un ex-député parmi les grandes figures du trafic de drogue vers l’Algérie

Les révélations se poursuivent dans l’affaire du « Pablo Escobar du Sahara » qui ébranle le Maroc depuis quelques semaines. L’enquête sur les réseaux du narcotrafiquant morocco-malien a dévoilé aux enquêteurs des ficelles sur le trafic de cannabis vers l’Algérie. Celui qui se trouve derrière le réseau est une personnalité politique, selon la presse marocaine.

Hadj Ahmed Ben Brahim, dit le Malien ou le « Pablo Escobar du Sahara », est un gros bonnet de la drogue de 47 ans.

Arrêté en Mauritanie en 2015 puis au Maroc en 2019, il a finalement décidé, après quatre ans de détention, d’entraîner dans sa chute ses complices marocains qui, selon lui, l’auraient trahi.

Ses révélations ont conduit à l’incarcération d’une vingtaine de personnes, dont le président du Wydad de Casablanca, Saïd Neciri, et du magnat de l’immobilier Abdenbi Bioui. Les deux hommes sont membres de la direction du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), membre de la coalition gouvernementale.

Maroc : un ex-député impliqué dans l’acheminement de la drogue vers l’Algérie

La dernière révélation dans le dossier est rapportée par le site Hespress. Sur sa page sur la plateforme X, le journal a indiqué que les personnes interrogées par les enquêteurs de la police judiciaire marocaine ont donné le nom d’un des principaux personnages qui dirige le trafic du cannabis marocain vers l’Algérie.

Il s’agit d’un ancien député désigné seulement par ses initiales, B. M. Ce dernier est le gendre de Abdenbi Bioui. Selon la même source, B. M. a mis en place un réseau logistique et humain afin d’acheminer d’importantes quantités de cannabis des lieux de production au Maroc directement vers le territoire algérien.

Cette révélation survient deux jours après la publication du bilan opérationnel annuel de l’Armée nationale populaire algérienne. Selon le ministère de la Défense nationale, les éléments de l’ANP ont fait échec durant l’année  2023 à des tentatives de faire entrer sur le territoire algérien à partir des frontières marocaines plus de 57 tonnes de kif traité.

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