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Guerre contre Gaza : ce pays d’Europe est le pire cauchemar d’Israël

Guerre contre Gaza : ce pays d’Europe est le pire cauchemar d’Israël

En courant derrière une victoire sur le Hamas palestinien, Israël collectionne les défaites sur les plans diplomatique et moral.

Au point d’en arriver à classer les pays par degré d’hostilité à son égard. Et pas que dans le monde arabe et musulman. En Europe aussi, ce ne sont pas tous les pays qui portent l’État hébreu dans leurs cœurs à cause des crimes indéniables et indéfendables de son armée à Gaza, et de la poursuite de l’occupation en Cisjordanie.

Depuis le 7 octobre dernier, l’armée israélienne a tué plus de 30 000 civils palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants dans la bande de Gaza.

Un massacre qui lui vaut l’inimitié grandissante des opinions publiques à travers le monde, mais aussi de beaucoup de gouvernements, y compris occidentaux. Une réalité qui n’échappe pas aux responsables et aux médias israéliens.

Le journal Yediot Aharonot a désigné la Norvège comme le pays d’Europe le plus hostile à Israël. Dans ce registre, le pays nordique a « détrôné » l’Irlande, considéré pendant longtemps comme l’État du vieux continent qui a le moins de sympathie pour Israël.

Depuis le début de la guerre de Gaza, la Norvège, sous l’impulsion de son Premier ministre Jonas Gahr Støre et de son ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, se démarque en Europe par des positions tranchées en faveur du peuple palestinien, débouchant sur une crise diplomatique ouverte avec Israël.

Yediot Aharonot a énuméré certaines des positions et déclarations de responsables norvégiens qui se démarquent nettement du discours des grandes puissances occidentales.

Yediot Aharonot : ce pays d’Europe est le « plus hostile » à Israël

Espen Barth Eide est l’unique chef de la diplomatie en Occident qui a condamné Israël sans appeler à la libération des otages détenus par le Hamas, note le journal israélien.

Il a aussi « comparé Israël à la Russie » à trois reprises et mis en garde ses homologues européens contre la perte de leur crédibilité s’ils ne condamnent pas les crimes d’Israël comme ils l’avaient fait avec la Russie après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Oslo a surtout fait mal à Tel-Aviv lorsque son ministre des Affaires étrangères est allé soutenir la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour génocide. Eide a déclaré qu’Israël a au moins commis des « crimes de guerre » et des « crimes contre l’humanité » à Gaza.

Autre particularité de la Norvège, elle n’exporte pas d’armes à Israël et elle a appelé, toujours par la voix de M. Eide, ceux qui continuent à le faire à cesser leurs livraisons pour ne pas se rendre coupables de « complicité d’un probable génocide ».

De son côté, le Premier ministre Jonas Gahr Støre a fait état de la disposition de son pays à mener une médiation avec le Hamas. Selon Yediot Aharonot, la proposition n’a pas surpris en Israël puisque la Norvège est parmi les États qui n’ont pas classé le mouvement palestinien comme « organisation terroriste ».

Le Premier ministre norvégien a aussi dissuadé le roi Harald V d’adresser ses condoléances au président israélien après l’attaque du 7 octobre, mettant en avant « la nature politique du conflit ».

Et alors que de nombreux pays occidentaux ont coupé les vivres à l’UNRWA après les accusations israéliennes qui ont ciblé certains de ses employés en janvier dernier, la Norvège a refusé de le faire.

Mieux, un haut responsable du parti au pouvoir à Oslo a proposé d’octroyer le prix Nobel de la paix à cette organisation onusienne qui vient en aide aux réfugiés palestiniens.

Les Israéliens n’ont pas d’espoir que les choses changent si une autre majorité arrive au pouvoir en Norvège puisque, note Yediot Aharonot, l’attitude de la rue norvégienne vis-à-vis d’Israël n’est pas différente de celle des dirigeants du pays.

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