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Équipe d’Algérie : la pression monte sur les joueurs et Belmadi

Équipe d’Algérie : la pression monte sur les joueurs et Belmadi

L’Équipe d’Algérie de football a raté son entrée en CAN-2023 en se faisant accrocher contre toute attente par l’Angola (1-1), lundi 15 janvier à Bouaké (Côte d’Ivoire).

Depuis, les critiques visent plusieurs joueurs qui sont passés à côté et le sélectionneur Djamel Belmadi, dont les choix sont de plus en plus contestés.

Samedi 20 janvier face au Burkina Faso, un adversaire d’un autre calibre, les coéquipiers de Riyad Mahrez n’auront pas le droit à l’erreur.

A 48 heures de la rencontre, la pression monte d’un cran sur le groupe.

Fait rare depuis la nomination de Djamel Belmadi en 2018, le président de la fédération algérienne de football Walid Sadi s’est mis de la partie pour exiger un sursaut de la sélection.

Encore plus étonnant, l’agence de presse officielle APS y est allée de ses critiques quant aux choix effectués par le sélectionneur.

Journalistes et supporters se sont accordés après le match de l’Angola sur le fait que l’Équipe nationale a montré de grosses lacunes physiques et que Belmadi n’a pas fait les choix les plus judicieux tant dans la désignation du onze de départ que dans les remplacements effectués en cours de match.

Un joueur a particulièrement cristallisé les critiques. Il s’agit de Riyad Mahrez, capitaine et grande star des Fennecs d’Algérie.

Le journaliste franco-algérien de RMC, Walid Acherchour, a évoqué une « république des copains » et un Mahrez « qui malheureusement ne peut pas sortir même s’il ne fait pas un bon match ».

En cinq ans et demi à la tête de l’Équipe d’Algérie, Djamel Belmadi n’a jamais essuyé de telles critiques, même lorsque l’Équipe nationale a laissé filer « bêtement » la qualification en coupe du monde 2022 en encaissant un but face au Cameroun dans les dernières secondes du barrage retour.

Deux mois avant ce gros échec, les Verts étaient sortis au premier tour de la CAN 2021, mais la presse, le public, la fédération et même les autorités étaient restés indulgents avec le sélectionneur et ses joueurs.

Équipe d’Algérie de football : fin de la période de grâce pour Belmadi ?

La période de grâce semble avoir pris fin. Au lendemain du match face à l’Angola, Walid Sadi, président de la FAF, est monté au créneau pour exiger un autre résultat face au Burkina Faso.

« Nous devons vite relever la tête et aller chercher la victoire face au Burkina Faso », a-t-il déclaré, évoquant « un match important » qu’on doit « impérativement gagner ».

Walid Sadi a lui aussi noté la « baisse de régime » des Verts en seconde mi-temps.

Jusque-là, les présidents de la Fédération algérienne n’osaient pas émettre la moindre critique à l’adresse des Verts.

La légende prête même à Belmadi un rôle important dans le choix de ceux qui devaient présider aux destinées de la FAF.

En mars 2022, c’est le président de la Fédération algérienne de football Charaf Eddine Amara, et non Belmadi, qui a été poussé vers la porte après la perte de la qualification au mondial 2022.

L’autre ton critique inhabituel est venu de la très officielle APS.

L’agence de presse algérienne a laissé partir quelques piques au lendemain du match nul face à l’Angola, écrivant que « certains choix restent discutables », que « le capitaine Mahrez est très loin de son niveau et n’a pas réussi à faire la différence », ajoutant que le niveau de certains joueurs « laissait à désirer ».

L’agence officielle a noté le match raté de Nabil Bentaleb ainsi que la titularisation d’Ismael Bennacer qui revient d’une longue blessure.

Tout cela peut signifier que la longue période de grâce dont a bénéficié Djamel Belmadi est sur le point de prendre fin.

Le coach des Verts a été épargné par la critique officielle après les échecs retentissants de début 2022, ce qui est une chose rare pour un sélectionneur en Algérie.

C’était sans doute l’une des anomalies qui ont empêché l’équipe d’apprendre de ses échecs.

Les tirs croisés qui le visent en ce début de CAN peuvent bien signifier que Djamel Belmadi n’aura pas une troisième chance en cas d’échec.

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